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Editorial

Critiqué pour évoluer en D4 italienne : Pourquoi il faut être patient envers Isaac Drogba

Isaac Drogba, fils de Didier Drogba est incontestablement victime de la notoriété de son père et de ce qu’il a accompli durant sa prestigieuse carrière. Pour preuve, le gamin  essuye toutes sortes de critiques et de railleries, depuis qu’il s’est engagé avec le très modeste club italien de Folgore Caratese, évoluant en quatrième division (Série D). Sans parti pris mais dans la logique des choses, ce présent genre d’opinion vise à mettre les points sur les “i”. Lecture.

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En signant le 8 février dernier à Folgore Caratese, en quatrième division italienne, Isaac, fils de Didier Drogba, s’est attiré la foudre de plusieurs internautes en Côte d’Ivoire. Alors qu’il est âgé de 20 ans, certains disent lui reprocher un talent, pas assez suffisant pour prétendre à une équipe de haut niveau à l’image des Kyllian M’bappé, Moïse Kean ou Erling Halaand.

Isaac Drogba est passé par l’Académie de Chelsea.

Drogba, Weah… Où jouaient-ils à 20 ans ?

Selon un proverbe français datant du 12e siècle, comparaison n’est pas raison. Alors, faisons d’abord observer aux détracteurs d’Isaac, que le football n’est point question d’âge. Mais d’opportunité, de profil, de patience et de persévérance. Certains ont eu une éclosion tardive. Mais restent considérés aujourd’hui, comme des légendes incontestables du football mondial. Didier Drogba par exemple, évoluait au Mans, en troisième division française, en 1998, à l’âge de 20 ans. George Weah lui, portait encore les couleurs des Invincibles Eleven, dans son Libéria natal au même âge. La suite n’est plus à raconter : le premier est le plus grand footballeur ivoirien de tous les temps. Le second est devenu le premier africain à remporter le ballon d’or.

Didier Drogba, à l’âge de 20 ans.

La favoritisme, pas la tasse de thé des dirigeants européens

Faisons ensuite remarquer qu’en Europe, le népotisme, ou favoritisme si vous voulez, n’est pas une tasse de thé. Tout individu, s’il provient d’une famille influente ou pas, doit « mériter ». Didier Drogba le sait bien. Même son de cloche pour George Weah dont le fils Timothy se cherche encore.

D’ailleurs, les Enzo Zidane, Justin Kluivert Joe Van der Sara ou Timothy Weah, sont encore très loin de ce qu’on accompli leurs géniteurs. Signe que le football n’a pas toujours lieu d’être basé sur des comparaisons, car une comparaison est limitée et ne fera office de preuve.

Drogba et son fils Isaac en 2014. Crédit photo : Getty images.

Et si Isaac était réellement moins talentueux que son père ? Le temps donnera peut-être raison. Mais pour l’instant, soyons patients envers le gamin. Laissons lui la liberté de s’exprimer et de tracer sa propre voie.

 

Par Ségolène Marie

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