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Mamadou Dia (Ptd de Lys Sassandra FC) dénonce : « L’arbitrage est la plaie du football ivoirien »

Alors que la saison 2025-2026 de Ligue 1 s’apprête à débuter, les critiques sur l’arbitrage refont surface dans le débat public. Invité de l’émission La Transversale sur Sport-Ivoire TV, diffusée ce mercredi 9 juillet 2025, Mamadou Dia, président fondateur de Lys FC de Sassandra, n’a pas mâché ses mots à ce sujet dans le football ivoirien, déclarant que l’arbitrage est la plaie du championnat local.

« L’État a investi pour professionnaliser notre football. Aujourd’hui, ce sport est un vecteur de dignité et de cohésion pour la nation. Mais il y a une plaie dans notre local, c’est l’arbitrage. », a affirmé le président du club relégué en Ligue 2 à l’issue de la saison précédente.


Des arbitres au service du jeu… et d’autres au service des réseaux ?

Le dirigeant précise qu’il n’est pas question d’une incompétence généralisée. A cet effet, il a cité des noms tels « Vlehi Tanguy », « Bamba Kalilou » ou « Kpan Clement » qui a qualifiés de très bons arbitres. « Quand vous les avez sur un match, vous pouvez dormir tranquille. », a-t-il ajouté.

« Certains clubs ont bénéficié de près de 14 penalties sur toute la saison précédente, en plus des matchs souvent arbitrés par les mêmes personnes. Cela interroge. », a-t-il ajouté.

 

Mais pour Mamadou Dia, d’autres officiels ternissent l’image du corps arbitral. Il cite l’exemple de Brou Félix, désigné lors d’un match crucial face à l’AS Denguélé, au cours duquel produit une performance « catastrophique ».

« Dès l’annonce du trio arbitral, j’ai su qu’un piège se préparait. Ce match, c’était une mission commandée. Il existe une commission où certains acteurs peuvent manipuler les désignations. Le tarif est connu. », a-t-il revelé.


Un système de gouvernance remis en cause et un appel à la réforme

Le président de Lys FC ne se contente pas de dénoncer des cas isolés. Il évoque un problème structurel, affectant même les clubs les plus en vue, déclarant que même « l’ASEC Mimosas ou l’AFAD ne sont pas épargnés ». « Certains clubs ont bénéficié de près de 14 penalties sur toute la saison précédente, en plus des matchs souvent arbitrés par les mêmes personnes. Cela interroge. », a-t-il ajouté.

Désabusé, Mamadou Dia exprime sa déception envers l’actuelle gouvernance. « J’avais une relation de confiance avec le président de la Ligue professionnelle, Salif Bictogo. Aujourd’hui, je suis profondément déçu. On demande aux clubs de déposer des réclamations à la commission centrale… mais comment se plaindre auprès de ceux-là mêmes qui sont à la base du problème ? », s’est-il exprimé.

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Au-delà du cas de Lys FC, c’est toute une gouvernance de l’arbitrage qu’il appelle à réformer : indépendance des commissions, transparence des désignations, traçabilité des décisions. Des prérequis essentiels pour restaurer la crédibilité du championnat ivoirien.

Othniel KOUASSI

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