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Stade d’Ebimpé : Un employé dénonce plusieurs mois de salaires impayés

Un employé du service d’entretien du stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé, sous le couvert de l’anonymat, a témoigné des conditions de travail précaires des agents d’entretien du stade. Il dénonce notamment l’accumulation de plusieurs mois d’arriérés de salaires, plongeant les employés dans une situation économique et sociale difficile.


Cinq mois sans salaire

Selon l’employé, cela fait plus de cinq mois que lui et ses collègues n’ont pas perçu de salaire. « Depuis mars, nous travaillons sans toucher nos rémunérations. Aucun effort n’a été fait pour nous expliquer clairement la situation, et lorsque nous essayons de nous plaindre, nous recevons des menaces », explique-t-il.

Si le mois en cours se termine sans règlement, nous en serons à six mois d’arriérés

 

Les employés du stade Ebimpé se sentent ainsi pris au piège dans une situation qu’ils qualifient de « complot » orchestré pour les faire taire. L’entreprise en charge de l’entretien, CONTINENTAL SERVICES COMPANY, impute la responsabilité de ces impayés à la direction de l’Office national des sports (ONS), qui n’aurait pas réglé ses factures depuis plusieurs mois.

Promesses non tenues et frustration croissante

Face à la montée des tensions, un préavis de grève avait été émis par les employés, incitant le directeur général de l’ONS à intervenir. Il avait promis de régler deux mois de salaire si les travailleurs acceptaient de lever la grève.

« Nous avons accepté cette proposition, mais cela s’est avéré être une erreur, car les deux mois promis n’ont jamais été versés », se souvient l’employé. Seul un demi-mois de salaire a été payé pour permettre aux agents de continuer à travailler jusqu’à la fin août, délai donné par la direction pour régulariser la situation.

À la surprise des employés, ce délai est passé sans aucun paiement supplémentaire, poussant les travailleurs à lancer un nouveau préavis de grève et à envisager de rendre publique une vidéo dénonçant la situation.


Des représailles contre les employés

Pour empêcher toute escalade, la direction du stade a fait appel à la gendarmerie lors d’une manifestation pacifique organisée par les employés pour réclamer leurs droits. « Ils nous ont accusés de violence et étaient prêts à nous expulser du stade », raconte l’employé.

 

 

Après ces événements, la direction a exigé que les employés reprennent le travail sous peine de perdre leur emploi, semant la division au sein des équipes. Aujourd’hui, malgré quelques mois de salaires versés tardivement, la situation reste précaire.

« Nous sommes maintenant à deux mois de salaire payés sur sept. Si le mois en cours se termine sans règlement, nous en serons à six mois d’arriérés », confie l’employé.

Des conséquences dramatiques sur les employés du stade

Cette situation pèse lourdement sur la vie des travailleurs, qui sont pour la plupart dans une situation financière désespérée. « Certains de nos enfants ne sont pas encore scolarisés, d’autres sont expulsés de leurs maisons, et des veuves n’arrivent plus à nourrir leurs familles.

 

Football : le stade d’Ebimpé testé avec succès

 

Nous travaillons sans avoir de quoi manger, c’est un travail difficile qui demande beaucoup d’énergie, mais personne ne semble se soucier de notre sort », déplore-t-il.

Les employés du Stade Ebimpé lancent ainsi un appel aux autorités compétentes pour une intervention rapide afin de mettre fin à ce calvaire qui dure depuis trop longtemps.


Othniel KOUASSI (Stagiaire)

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