La gestion des dossards en sélection nationale continue de faire débat en Côte d’Ivoire. Cette fois, c’est le numéro 19 qui alimente les discussions, après que Christ Inao l’a une nouvelle fois arboré en présence de Nicolas Pépé, pourtant longtemps associé à ce numéro.
Lors du match amical entre la Côte d’Ivoire et la Corée du Sud, largement remporté par les Éléphants (4-0), un détail n’a pas échappé aux observateurs : Christ Inao portait le numéro 19, tandis que Nicolas Pépé évoluait avec le 26. Une situation qui suscite incompréhension et interrogations au sein de l’opinion publique.
Car pour beaucoup, le numéro 19 reste indissociable de Nicolas Pépé. De ses débuts à Angers, en passant par Lille et Arsenal, jusqu’à Villarreal, l’ailier ivoirien a toujours été fidèle à ce dossard, devenu presque sa signature. Dès lors, voir ce numéro attribué à un autre joueur en sa présence interroge.
Faut-il y voir un choix du staff technique ? Une simple contrainte administrative ? Ou une décision acceptée sans polémique par les deux joueurs concernés ? Les spéculations vont bon train.
Une explication plausible réside dans le remplacement de Yan Diomandé, initialement forfait pour ces rencontres. Pépé, appelé en renfort, aurait ainsi hérité du numéro 26 de son prédécesseur, conformément à certaines pratiques en sélection où les dossards sont attribués en fonction de la liste initiale.
Dans le football moderne, le numéro de maillot dépasse souvent la simple identification. Il incarne une histoire, une identité, voire un statut. Des précédents célèbres existent. À Chelsea, le départ de William Gallas en 2006 avait été en partie lié à l’attribution de son numéro 13 à Michael Ballack. À l’inverse, le Brésilien Oscar n’avait pas hésité à restituer le numéro 11 à Didier Drogba lors du retour de ce dernier au club londonien.
Dans ce contexte, le cas Inao-Pépé relance le débat : un joueur doit-il céder “son” numéro à un cadre de retour ? Ou le mérite et la dynamique du moment priment-ils ?
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Autre élément intriguant : en club, Christ Inao évolue avec le numéro 42, un chiffre symbolique porté jadis par Yaya Touré, l’une des légendes du football ivoirien. Un numéro aujourd’hui libre en sélection. Dès lors, certains s’interrogent : pourquoi ne pas opter pour ce 42 afin d’éviter toute polémique ?
En attendant, le débat reste ouvert.
Jean Parfait Tsé ( stagiaire )