Repêchée in extremis pour la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026 grâce à l’élargissement du tournoi à 16 équipes, la sélection nationale féminine du Cameroun aborde pourtant la compétition dans un climat d’incertitude.
À deux mois du coup d’envoi prévu au Maroc, les Lionnes indomptables traversent une période de flottement marquée par l’absence de staff technique, le manque de préparation et une organisation jugée insuffisante par plusieurs observateurs.
Longtemps considérée comme l’une des puissances du football féminin africain, aux côtés du Nigeria, l’équipe camerounaise semble aujourd’hui loin de son lustre d’antan. Finalistes à plusieurs reprises en Coupe d’Afrique et régulièrement présentes en Coupe du monde, les Lionnes ont vu leur dynamique s’essouffler ces dernières années. Leur absence lors de l’édition 2024 avait déjà sonné comme un signal d’alarme. Leur qualification tardive pour 2026 n’a donc pas dissipé les doutes, bien au contraire.
Le départ de l’ancien sélectionneur Jean-Baptiste Bissek, limogé après l’échec des éliminatoires, a laissé la sélection sans encadrement officiel. Une situation que de nombreux acteurs du football local jugent préoccupante. L’ancien entraîneur Casimir Mangue estime notamment qu’il est « inquiétant » qu’aucun staff ne soit encore désigné à ce stade, soulignant que le futur sélectionneur devra probablement s’appuyer en priorité sur les joueuses évoluant à l’étranger.
Au-delà de la question du banc, c’est surtout l’absence de programme de préparation qui alimente l’inquiétude. Le championnat féminin local ne reprenant que début février, la détection et la mise en condition des joueuses locales s’annoncent compliquées. Pour l’ancienne capitaine Bernadette Anong, la préparation reste pourtant la clé de toute performance en compétition majeure.
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Malgré tout, un mince espoir subsiste. Certaines anciennes internationales appellent à une mobilisation rapide des instances afin de redonner un cap à la sélection. Mais sans décisions urgentes et sans plan structuré, l’objectif d’un premier titre continental apparaît, pour l’heure, plus incertain que jamais pour les Lionnes indomptables.
AS