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Séa Robinson (ex-gloire de la boxe ivoirienne) : « Je veux qu’on me décore avant ma mort »

Légende la boxe ivoirienne, Séa Robinson a brillé dans les années 1960 et 1970 avec notamment deux titres de champion d’Afrique chez les Super Welters. Il a surtout livré un combat épique en 1974 contre le Bahaméen Elisha O’Bed pour la ceinture mondiale. Bien que battu, l’homme demeure une légende du noble art, sport favori de Félix Houphouët-Boigny. Aujourd’hui septuagénaire, il demande la reconnaissance du gouvernement actuel.

Le Président Félix Houphouët-Boigny était un grand passionné de boxe. A tel point qu’il dirigeait toute son attention aux pratiquants du noble art pouvant même annuler des rendez-vous afin de suivre son sport favori. Dans les années 1960 et 1970, le Père de la Nation admirait notamment Séa Robinson qui était la grande star à l’époque avec deux titres de champion d’Afrique et un titre de vice-champion du monde. Grâce à l’intérêt d’Houphouët, Robinson vivait de son art. Aujourd’hui septuagénaire et bien portant, il raconte.

Article de l’ancien journal Ivoire Dimanche de l’année 1976 que conserve encore Séa Robinson.

« J’ai débuté ma carrière professionnelle en 1964. Mon premier combat a eu lieu en 1965, j’ai gagné par K.O. On m’appelait le Roi des KO ou un coup K.O. En 1973, je gagnais un combat par KO. Le président (Houphouet) a dit à la télé qu’il me recevrait à mon bureau. j’y suis allé, il m’a reçu et félicité. il a ordonné le versement d’une prime pour moi. On devait me donner une enveloppe chaque mois », nous a confié Séa Robinson qui toujours à Williasmville dans la commune d’Adjamé à l’intérieur d’une résidence que lui a offert le Président.

En effet, Houphouët savait récompenser les boxeurs de son vivant. Outre Robinson à qui il a également permis d’enseigner les épreuves physiques et sportives (EPS), le premier chef de l’Etat a aussi fait de nombreux dons à d’autres « punchers » pour leur permettre de vivre décemment.

Rencontre avec Mohamed Ali en 1974

« A notre époque, les organisateurs des combats payaient autour de 30 000, voire 40 000 ou 50 000 francs aux boxeurs. C’est grâce au président (Houphouet) que nous nous en sortions. Il récompensait les vainqueurs des combats mais aussi les perdants. Je suis chez moi (dans sa propre résidence à Williamsville, ndlr) parce que le président m’a aidé », a déclaré Robinson.

Le vieil homme a également révélé avoir assisté au mythique combat entre Mohamed Ali et George Foreman en 1974 au Zaire (actuelle RDC). Il a alors eu la chance de rencontrer la légende Ali qu’il admirait.

« En 1974, l’organisateur Don King a programmé Ali vs Foreman au Zaïre. Un jour, on m’a annoncé que j’irais au Zaïre pour suivre le match. Nous y sommes allés avec mon staff. Une fois là-bas, j’ai rencontré et salué Mohamed Ali. Il est lui même venu en Côte d’Ivoire à une autre date et on s’est revu », se souvient Séa Robinson.

Fier de son parcours, il demande à être décoré

Deux ans plus tard, le champion ivoirien affronte à Abidjan le Bahaméen (habitant des Îles Bahamas, ndlr) Elisha O’Bed pour la ceinture mondiale des Super Welters. Au bout de 10 rounds, Séa Robinson a l’occasion de mettre K.O son adversaire mais ce dernier le tient par les hanches. Il perd finalement le combat aux poings et se contente du titre de vice-champion du monde.

Séa Robinson tenu aux hanches par Elisha O’Bed.

« Je me suis battu, j’ai tout donné. Revisionnez le combat et vous verrez vous-même ce qui n’a pas marché. Il (O’Bed) m’a soulevé par les jambes. Je ne sais pas si c’était réglementaire », a déclaré Séa Robinson qui mettra un terme à sa carrière en 1978.

Fier de son parcours, le septuagénaire rêve aujourd’hui de voir la boxe renaître de ses cendres avec de meilleurs traitements pour les boxeurs. Mais son plus grand désir est de se voir décoré par l’Etat de Côte d’Ivoire et son gouvernement actuel.

« On m’a annoncé que je devais être décoré en 2022 mais je n’ai pas obtenu de suite. Je veux qu’on me décore avant de mourir. Il ne faut pas qu’on attendre que je meurs », a conclu l’ancienne gloire du noble art.

 

Alex K.Payne

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