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Élection à la FIF / Cissé Souleymane : « Une équipe nationale forte naît d’un football local fort »

Candidat déclaré à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Cissé Souleymane a exposé sa vision du développement du football ivoirien dans un entretien accordé à Pouvoir Magazine. À quelques semaines de l’élection du 12 septembre 2026, le président du Racing Club d’Abidjan fait du renforcement du football local le socle de son projet, tout en appelant à une gouvernance plus transparente et plus responsable.

À moins de deux mois de l’Assemblée générale élective de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Cissé Souleymane poursuit sa campagne. Dans un entretien accordé à Pouvoir Magazine, le président du Racing Club d’Abidjan détaille les principaux axes de son projet pour le football ivoirien. Au cœur de son ambition figure une conviction : « la réussite durable des Éléphants passe avant tout par un championnat solide et un football de base mieux structuré ».

Le football local, priorité de son projet

Pour Cissé Souleymane, les performances de l’équipe nationale ne sont jamais le fruit du hasard. « Une équipe nationale est toujours le résultat d’un système. Elle ne naît jamais spontanément », affirme-t-il. Le candidat estime que la Côte d’Ivoire doit investir davantage dans le football de proximité afin de bâtir une sélection compétitive sur le long terme. Selon lui, chaque club de quartier, chaque ligue régionale et chaque école de football doivent être intégrés dans un dispositif national capable de détecter, former et accompagner les jeunes talents.

« Un dirigeant fort n’est pas celui qui intervient partout, mais celui qui donne aux personnes compétentes les moyens d’exercer pleinement leurs responsabilités »

Il plaide également pour une meilleure égalité des chances entre les jeunes footballeurs, quelle que soit leur région d’origine. « Le talent n’a pas d’adresse », insiste-t-il, estimant que les jeunes de Kong, Facobly, Sipilou, Tafire ou des grandes villes doivent bénéficier des mêmes opportunités pour accéder au haut niveau. Pour le président du Racing Club d’Abidjan, un championnat national performant, une politique ambitieuse de formation et une organisation cohérente constituent les véritables fondations d’une équipe nationale forte.

Clarifier les responsabilités au sein de la fédération

Au-delà du développement sportif, Cissé Souleymane défend une réforme de la gouvernance du football ivoirien. Selon lui, toute fédération doit accepter de rendre compte de son action après une compétition majeure. « Le football appartient aux clubs, aux supporters, aux partenaires et au peuple ivoirien. Ceux qui reçoivent une responsabilité doivent accepter d’expliquer leurs décisions », déclare-t-il. Le candidat considère que « la transparence et la redevabilité sont des principes indispensables à une bonne gouvernance ».

Dans ce sens, il estime ainsi « qu’un bilan des résultats de la Coupe du monde constitue un exercice normal » et « ne doit pas être interprété comme une attaque contre les dirigeants ». Cissé Souleymane défend également une répartition claire des rôles entre les dirigeants et les techniciens. Selon lui, la mission du président d’une fédération consiste à organiser le football, à développer les infrastructures, à renforcer la formation et à créer les conditions de la réussite.

En revanche, les décisions sportives doivent relever exclusivement de l’entraîneur et de son staff. « Un dirigeant fort n’est pas celui qui intervient partout, mais celui qui donne aux personnes compétentes les moyens d’exercer pleinement leurs responsabilités », soutient-il. Le candidat affirme également privilégier le travail de terrain à la communication médiatique, estimant que les résultats demeurent le meilleur indicateur de l’action d’un dirigeant.


Les interrogations sur la gouvernance actuelle

Au cours de cet entretien, Cissé Souleymane est également revenu sur la situation institutionnelle de la Fédération ivoirienne de football. Il rappelle que le mandat du président Idriss Diallo et de son Comité exécutif est arrivé à son terme le 23 avril 2026. Selon lui, seule une dérogation exceptionnelle accordée par les membres actifs a permis au dirigeant de conduire la délégation ivoirienne lors de la Coupe du monde. À ses yeux, cette dérogation avait un caractère temporaire et ne produirait plus d’effets depuis la fin du Mondial. Dans ce contexte, il s’interroge sur la décision d’organiser la reprise du championnat avant la tenue de l’élection présidentielle de la FIF.

Élection à la FIF : Voici les conditions d’éligibilité pour la présidence

Le candidat estime que l’organisation de la prochaine saison devrait relever de l’équipe qui sera élue le 12 septembre prochain. Selon lui, cette situation suscite des interrogations chez plusieurs présidents de clubs. Les déclarations de Cissé Souleymane interviennent alors que le processus électoral est entré dans sa phase active. Pour rappel, le 20 juillet 2026, la Commission électorale de la FIF a annoncé l’ouverture du dépôt des candidatures à la présidence et au Comité exécutif. Les dossiers sont reçus du 23 juillet au 10 août 2026, tandis que l’Assemblée générale élective est prévue le samedi 12 septembre 2026.

 

Othniel KOUASSI 

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