Alors que de nombreux observateurs, notamment au Maroc, espéraient un meilleur classement pour Achraf Hakimi, le latéral droit du Paris Saint-Germain a finalement terminé à la 6ᵉ place du Ballon d’Or 2025.
Une position jugée décevante par certains supporters, mais que le principal intéressé considère comme une fierté. Pour éclairer ce choix, le rédacteur en chef de France Football, Vincent Garcia, est revenu sur les coulisses de ce résultat.
Un soutien limité à l’échelle mondiale
Invité de l’émission Radio Foot Internationale sur RFI, Vincent Garcia a dévoilé les raisons principales de ce classement. Selon lui, Hakimi n’a pas bénéficié d’un large consensus auprès des votants.
« Seuls trois pays ont mis Hakimi premier : le Maroc, ce qui est logique, mais aussi le Gabon et la Belgique. En revanche, l’Espagne, l’Allemagne et les Pays-Bas ne l’ont même pas classé dans leur top 10. En Amérique du Sud et Centrale, trois pays sur quatre ont fait de même », a-t-il détaillé.
Cette absence de reconnaissance internationale a pesé lourd dans le classement final. Pour de nombreux analystes, cela traduit un manque de visibilité de l’international marocain en dehors de l’Europe et de l’Afrique.
Le poids du poste et du club
Au-delà du soutien géographique, Vincent Garcia a pointé deux autres facteurs déterminants : le poste d’Hakimi et son club. « Il joue au mauvais poste et peut-être au mauvais club », a-t-il expliqué, avant de prendre un exemple concret. « S’il était au Real Madrid, il aurait pu être plus haut. On a vu Carvajal dans le top 5 l’année dernière. Le Real Madrid est très regardé en Amérique du Sud notamment. »
Ainsi, le rôle de latéral droit, moins valorisé que celui d’attaquant ou de meneur de jeu, et la moindre exposition mondiale du PSG par rapport à des clubs comme le Real Madrid, auraient freiné la progression d’Hakimi dans le classement.
La réaction d’Hakimi : fierté et humilité
Pour Achraf Hakimi, cette 6ᵉ place n’a rien d’un échec. Interrogé en conférence de presse après le match de Ligue des champions contre le FC Barcelone le jeudi 2 octobre 2025, il a exprimé sa satisfaction.
« Ce n’est pas une déception pour moi. Ça me fait vraiment plaisir d’être dans les 30 meilleurs joueurs au monde. Je pense d’abord aux trophées collectifs. Je n’aurais jamais imaginé arriver à cette place, je suis très fier. », a-t-il affirmé.
Un discours humble, qui confirme l’état d’esprit du Lion de l’Atlas, désormais reconnu parmi les meilleurs joueurs de la planète, même si son poste reste sous-estimé dans la course au Ballon d’Or.
Othniel KOUASSI