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Football

Ligue 1 Lonaci : Ebimpé vide pendant que le Clasico fait le plein

L’AFAD Plateau a pris le dessus sur la SOA (3-2), dimanche 10 mai à 18h, au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé, dans le cadre de la 28e journée de Ligue 1 Lonaci. Mais au-delà du spectacle offert sur le terrain, un autre constat a retenu l’attention : les tribunes quasiment vides du stade.

Une fois encore, le public ivoirien a boudé le championnat local. À seulement deux journées de la fin de la saison, cette affiche importante entre la SOA et l’AFAD s’est disputée dans une atmosphère froide, loin de l’ambiance populaire qu’autrefois les rencontres de Ligue 1.

 

Championnat ivoirien : le grand désamour du public

 

Le contraste était d’autant plus frappant qu’au même moment, à l’esplanade du stade d’Ebimpé, plusieurs milliers de supporters étaient réunis pour suivre le Clasico espagnol entre le Real Madrid et le Barcelone. Organisée par le créateur de contenu Segano, la retransmission publique de la rencontre aurait attiré près de 5000 personnes. Pendant que l’extérieur du stade vibrait au rythme du football européen, l’intérieur sonnait creux pour un match du championnat ivoirien.

Cette situation relance une question devenue récurrente : pourquoi les Ivoiriens se détournent-ils de leur football local ?

Le déclin du championnat ivoirien remonte aux années 2000, marquées par la crise militaro-politique qui a fortement perturbé les compétitions nationales. Le championnat a longtemps été à l’arrêt avant de tenter progressivement de se reconstruire.

À cela se sont ajoutées les nombreuses turbulences au sein de la Fédération ivoirienne de football (FIF), notamment après le décès de Sidy Diallo en 2020 puis la période du Comité de normalisation dirigé par Dao Gabala.

Pendant ce temps, toute une génération de jeunes s’est tournée vers le football européen, développant davantage d’attachement pour les grands clubs étrangers que pour les équipes locales. Les clubs ivoiriens, eux, peinent à briller sur la scène continentale et souffrent d’un manque de visibilité et de communication.

L’élection d’Idriss Diallo à la tête de la FIF face à Didier Drogba a également accentué les divisions entre supporters, certains appelant même au boycott du championnat.

 

Aujourd’hui, le football ivoirien semble traverser une période critique. Sans une véritable union entre la FIF, les clubs et les supporters, la relance du championnat local pourrait devenir encore plus difficile dans les années à venir.

 

Sephora Chance

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