La 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations, disputée au Maroc, s’est achevée dans un scénario aussi cruel qu’inoubliable. Le Sénégal s’est adjugé le trophée continental, au terme d’une finale électrique, marquée à jamais par un penalty manqué de Brahim Díaz dans les dernières secondes du temps additionnel.
Héros annoncé, Brahim Díaz est devenu, en l’espace d’un instant, le symbole d’un rêve brisé pour tout un peuple marocain qui espérait renouer avec la gloire continentale après 49 longues années d’attente.
Une CAN exceptionnelle ternie par un seul geste
Jusqu’à cet instant fatidique, le milieu offensif du Real Madrid réalisait une Coupe d’Afrique remarquable. Meilleur buteur du tournoi avec cinq réalisations, maître à jouer des Lions de l’Atlas, Brahim Díaz incarnait l’espoir d’une nation entière.
Mais dans les ultimes secondes du match, tout bascule.
Sur un corner exécuté par le capitaine Achraf Hakimi, Brahim Díaz s’écroule dans la surface sénégalaise, au cœur du temps additionnel. Dans un premier temps, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala laisse jouer. Sous la pression des joueurs marocains et d’un stade incandescent, il se ravise et consulte la VAR. Après visionnage, le penalty est accordé.
Une décision arbitrale qui met le feu aux poudres
Cette décision plonge la finale dans un climat de chaos total. Les joueurs sénégalais dénoncent une injustice flagrante. Ils reprochent à l’arbitre d’avoir consulté la VAR pour accorder un penalty au Maroc, alors qu’il n’avait pas pris la peine de revoir une action litigieuse sur un but précédemment refusé au Sénégal.
La tension monte d’un cran. Sur instruction de leur sélectionneur Pape Thiaw, les Lions de la Teranga quittent provisoirement la pelouse en signe de protestation. Le match est interrompu durant de longues minutes.
C’est finalement Sadio Mané, après échange avec Claude Le Roy, figure emblématique du football africain, qui convainc ses coéquipiers de revenir sur le terrain et de laisser le Maroc tirer son penalty.
Face au but, Brahim Díaz prend ses responsabilités. Mais dans un moment d’inspiration aussi audacieuse que fatale, le numéro 10 marocain tente une panenka.
Un choix osé… et lourd de conséquences.
Le portier sénégalais Édouard Mendy, plein de sang-froid et d’expérience, ne se laisse pas surprendre. Il capte le ballon sans difficulté. Le stade se fige. Le Maroc s’effondre. En une fraction de seconde, la prestation XXL de Brahim Díaz s’écroule.
La sentence sénégalaise en prolongation
Après ce tournant décisif, place aux prolongations. À la 94ᵉ minute, Pape Gueye surgit. D’une frappe puissante du pied gauche, hors de la surface de réparation, il trompe Bono, impuissant.
1-0 pour le Sénégal. Un score que le Maroc ne parviendra jamais à remonter jusqu’au coup de sifflet final.
Gloire sénégalaise, désillusion marocaine
Le Sénégal décroche ainsi sa deuxième Coupe d’Afrique des nations, après celle remportée en 2021. Une victoire historique, mais entachée par une fin de match polémique qui laisse une trace sombre dans l’histoire du football africain. La FIFA annonce d’ailleurs l’ouverture de procédures disciplinaires liées aux incidents de la finale.
Pour le Maroc et Brahim Díaz, l’attente se prolonge. Le rêve d’une deuxième étoile est repoussé à 2027, prolongeant un demi-siècle de frustrations et d’espoirs inassouvis.
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Une CAN s’achève, une légende s’écrit… et un geste restera à jamais gravé dans la mémoire collective : la panenka qui a endeuillé tout un peuple.
Parfait Tsé