La 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations s’est achevée prématurément pour la Côte d’Ivoire. Éliminés en quart de finale par l’Égypte, les Éléphants quittent le Maroc sans avoir réussi à défendre leur titre continental. Au-delà du résultat brut, cette CAN 2025 laisse apparaître des enseignements contrastés, entre confirmations rassurantes, émergence de nouveaux cadres et déceptions majeures à des postes clés.
Place au bilan pour les Eléphants de Côte d’Ivoire lors de cette édition 35 de la CAN.
Des motifs d’espoir solides
Parmi les grandes satisfactions, Guéla Doué s’impose comme l’une des révélations du tournoi côté ivoirien. Appelé à remplacer Wilfried Singo, le latéral droit du RC Strasbourg a dissipé les doutes dès sa première apparition. Sérieux dans le repli défensif, juste dans ses choix et audacieux offensivement, il a assumé ses responsabilités sans complexe. Son but face à l’Égypte, symbole de caractère, vient couronner une compétition aboutie, malgré une marge de progression encore visible dans la qualité de ses centres.
Autre éclaircie majeure, Chris Inao Oulaï. À seulement 19 ans, le jeune milieu de terrain a incarné l’audace et la fraîcheur dans un entrejeu ivoirien souvent en manque de rythme. Monté en puissance au fil des matchs, il a fini par s’imposer comme titulaire, reléguant des joueurs expérimentés sur le banc. Sa maturité tactique, sa justesse technique et son impact dans les deux phases du jeu en font un élément clé pour l’avenir.
Enfin, Amad Diallo a pleinement assumé son statut. Très attendu, le joueur de 23 ans a immédiatement répondu présent, se montrant décisif lors des moments clés de la phase de groupes et en huitièmes de finale. Trois fois élu homme du match, il s’est affirmé comme le leader offensif des Éléphants, malgré une prestation plus neutre face à l’Égypte.
Des déceptions lourdes de conséquences
À l’inverse, certaines contre-performances ont pesé lourd. Yahia Fofana, pourtant installé comme numéro un, n’a pas été le gardien décisif qu’exige un tournoi de ce niveau. En dehors d’un arrêt crucial face au Mozambique, ses approximations, son manque d’explosivité et ses erreurs de lecture ont fragilisé l’équipe. Or, l’histoire le rappelle : les grandes compétitions se gagnent avec de grands gardiens.
Le retour de Wilfried Zaha restera l’un des grands échecs de cette CAN. Très attendu, l’attaquant n’a jamais trouvé son influence, malgré un statut privilégié et un temps de jeu conséquent. En difficulté dans ses prises de décision, inefficace dans les duels et peu tranchant offensivement, il a progressivement disparu des plans lors des matchs à élimination directe, laissant planer un sérieux doute sur son avenir en sélection.
La malédiction du tenant du titre à la Coupe d’Afrique des Nations
Enfin, Franck Kessié, capitaine et leader attendu, est passé à côté de son tournoi. En manque de dynamisme et de justesse, il a symbolisé les limites d’un milieu de terrain trop lent. Sa perte de balle fatale face à l’Égypte dès la 4ᵉ minute illustre une CAN manquée pour celui qui devait guider les siens.
Sephora Chance