La 21ᵉ édition de la Coupe du monde des clubs, lancée le 14 juin 2025 aux États-Unis, n’aura pas souri aux représentants africains. Al Ahly (Égypte), Mamelodi Sundowns (Afrique du Sud), Espérance de Tunis (Tunisie) et Wydad Casablanca (Maroc), sur les 32 clubs en lice, ont tous été éliminés dès la phase de groupes.
Malgré des débuts prometteurs et quelques sursauts d’orgueil, aucune des équipes africaines n’a atteint les huitièmes de finale, une première depuis la réforme du tournoi. Le bilan collectif reste en deçà des standards internationaux, confirmant l’écart de compétitivité entre les clubs africains et les grandes puissances du football mondial.
Des primes qui réconfortent malgré tout
Si le bilan sportif des clubs africains à la Coupe du monde des clubs 2025 est mitigé, l’aspect financier offre, lui, des motifs de satisfaction. Dotée d’une enveloppe globale de 855 millions d’euros, cette édition du tournoi a permis aux représentants africains de repartir avec des primes substantielles.
Selon les statistiques du site spécialisé Sofascore, aucun d’eux ne figure dans le top 18 des meilleurs gardiens de la compétition.
Les Mamelodi Sundowns empochent ainsi 10,6 millions d’euros, tandis qu’Al Ahly et l’Espérance de Tunis perçoivent chacun 9,8 millions d’euros. Le Wydad Casablanca, pour sa part, quitte la compétition avec une dotation de 8 millions d’euros.
Ces montants, bien que modestes au regard des mastodontes européens, représentent un véritable levier financier pour les clubs africains. À condition d’être rigoureusement gérés, ces revenus peuvent être réinvestis dans la formation des jeunes, l’amélioration des infrastructures ou encore dans le renforcement de la compétitivité sportive.
Une performance décevante des gardiens africains
Si les clubs africains n’ont pas brillé collectivement lors de cette Coupe du monde des clubs 2025, la prestation de leurs gardiens de but illustre également les limites individuelles observées au plus haut niveau. Malgré quelques éclairs de génie, à l’image de Mohamed El Shenawy, décisif face à l’Inter Miami, ou de Bechir Ben Said, solide contre Los Angeles FC, aucun portier africain n’a réussi à s’imposer parmi les références du tournoi.
Selon les statistiques du site spécialisé Sofascore, aucun d’eux ne figure dans le top 18 des meilleurs gardiens de la compétition. Le mieux classé, Mohamed El Shenawy (Al Ahly), affiche une note moyenne de 6,83 avec six buts encaissés, le plaçant à la 19e position. Bechir Ben Said (Espérance de Tunis) suit avec une évaluation de 6,67 pour cinq buts encaissés, à la 21e place.
El Mehdi Benabid (Wydad Casablanca), qui a concédé huit buts, pointe à la 24e place avec une note de 6,5. Quant à Ronwen Williams (Mamelodi Sundowns), sa prestation décevante, notamment lors du match perdu face au Borussia Dortmund (4-3), le relègue à la 29e position.
Cap sur la reconstruction
Dans un environnement économique souvent contraint, ces primes octroyés aux clus africians constituent une opportunité stratégique pour poser les bases d’un développement durable. Quant aux résultats sportifs, ils traduisent une difficulté persistante à élever le niveau dans les moments décisifs, un signal d’alarme pour les clubs africains qui aspirent à rivaliser avec les meilleures équipes mondiales.
Coupe du Monde des Clubs 2025 : Tous les clubs africains éliminés dès la phase de poule
Face à ces contre-performances, les clubs africains sont appelés à réévaluer leurs modèles sportifs, en particulier sur les aspects de préparation physique, de gestion des matchs à enjeu, et de recrutement de haut niveau. Le potentiel est réel, mais l’écart avec les meilleures formations mondiales reste conséquent. Le Mondial 2025 aura donc été un révélateur : financièrement prometteur, sportivement exigeant.
Othniel KOUASSI