La sélection malienne de football traverse une crise profonde. Le sélectionneur apprend son limogeage sur les réseaux sociaux, les joueurs menacent de boycotter l’équipe nationale, et le président de la fédération est toujours en prison. Brahim Thiam, ancien défenseur des Aigles, critique vigoureusement la Fédération Malienne de Football (Femafoot), qu’il considère responsable de cette situation.
Une gestion critiquée
Brahim Thiam attribue cette crise à une gestion centrée sur les intérêts personnels des dirigeants de la Femafoot. « Quand on met ses intérêts personnels avant ceux de la nation, on arrive à cette situation », affirme-t-il. Il souligne que depuis des années, des personnes n’ayant jamais joué au football à haut niveau dirigent la fédération, profitant du système en place. Thiam déplore également l’utilisation inappropriée des subventions de la FIFA.
Aujourd’hui, le président de la fédération a été élu depuis une cellule de prison, ce qui est une honte internationale
La dégradation du football malien depuis 2017
Selon Thiam, la situation a empiré après le décès de l’ancien président de la fédération, Boubacar Diarra. Mamoutou Touré, surnommé « Bavieux », a pris la relève, et la situation s’est encore dégradée. « Aujourd’hui, le président de la fédération a été élu depuis une cellule de prison, ce qui est une honte internationale », dénonce Thiam. Il critique également les personnes dirigeant le football à la place de Touré, comme Sidi Békaye Magassa, un ancien arbitre banni à vie de la CAF.
Le voyage en Afrique du Sud : la goutte d’eau
La crise a atteint son paroxysme lors des éliminatoires du Mondial 2026. Les joueurs ont dû se rendre deux ou trois fois à l’aéroport avant de finalement partir pour Johannesburg le jour du match. « C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », explique Thiam. Les joueurs, déjà mécontents de la gestion de la fédération, ont décidé de boycotter.
Crise dans le foot malien: «C’est une honte internationale», estime l’ex-international Brahim Thiam
— RFI (@RFI) June 26, 2024
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Une culture de silence brisée
Thiam note que la décision de boycott fait l’unanimité parmi les joueurs, y compris ceux qui ont grandi au Mali et qui ont une culture de réserve. « Il y a un vrai problème, au point de ne plus vouloir jouer avec le Mali », dit-il. Il est convaincu que tant que la fédération sera dirigée par « Bavieux », le football malien ne pourra pas avancer.
Appel au changement
Thiam conclut en appelant à un changement radical à la tête de la Femafoot. « Comme on dit chez nous, ‘a banna’, c’est fini ! On ne peut plus continuer comme ça. » Pour lui, seul un renouveau dans la gestion de la fédération permettra au football malien de sortir de cette crise.
Waly Chance
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