Lors de l’émission L’Heure des tchateurs, diffusée le 25 décembre 2025, le chroniqueur sportif Rigo Gervais a critiqué le positionnement de Wilfried Zaha en avant-centre, pour le match Côte d’Ivoire – Mozambique, comptant pour la première journée des phases de poule de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025.
Pour Rigo Gervais, aligner Zaha dans l’axe revient à limiter l’un des atouts majeurs de l’attaquant de Charlotte FC en Major League Soccer. Connu pour sa capacité à éliminer, provoquer et déséquilibrer les défenses sur les côtés, Zaha se retrouve, selon le chroniqueur, « enfermé » dans un rôle qui ne met pas en valeur ses qualités naturelles.
Wilfried Zaha, un profil mal exploité dans l’axe
« C’est une corvée, pour quelqu’un qui aime les dribbles, les feintes et le jeu sur le côté, de le placer dans l’axe », a-t-il déclaré, appelant à davantage d’esprit critique dans l’analyse des choix tactiques. Le chroniqueur s’est également interrogé sur la gestion de l’effectif offensif des Éléphants.
« On ne peut pas emmener trois attaquants de race dans une compétition et ne pas en titulariser un seul », a-t-il estimé
Pour cette CAN 2025, Emerse Faé a pourtant convoqué trois avant-centres de métier que sont Jean-Philippe Krasso (Paris FC), Vakoun Bayo (Udinese) et Evan Guessand (Aston Villa). Or, face au Mozambique, aucun d’eux n’a entamé la rencontre. Le trio offensif titulaire était composé de Wilfried Zaha, Yan Diomandé et Amad Diallo, tous des ailiers de formation, même si ce dernier a inscrit l’unique but de la rencontre.
Mauvaises répercussions sur les avant-centres convoqués
Selon Rigo Gervais, ce choix envoie un message négatif aux attaquants de pointe de la sélection. « On ne peut pas emmener trois attaquants de race dans une compétition et ne pas en titulariser un seul », a-t-il estimé, soulignant les conséquences psychologiques sur les joueurs concernés. L’entrée en jeu de Vakoun Bayo en seconde période a notamment retenu son attention.
Wilfried Zaha signe son grand retour chez les Éléphants pour la CAN 2025
« On l’a senti diminué, non pas physiquement, mais mentalement », a-t-il observé, évoquant une gestion du groupe qui pourrait fragiliser certains talents. Si la victoire ivoirienne permet aux Éléphants de bien lancer leur campagne, ces critiques relancent le débat sur les choix tactiques d’Emerse Faé et la meilleure manière d’exploiter le potentiel offensif de la sélection ivoirienne lors de cette CAN 2025 au Maroc.
Othniel KOUASSI